Bwin.party, affectée par les projets du gouvernement allemand

8 avril 2011 par corinne

Bwin.party Digital Entertainment Plc, la société formée à la suite de la fusion entre Bwin Interactive Entertainment AG et PartyGaming Plc, a chuté de 16% à la Bourse Londres, après que l’Allemagne a proposé une taxe de 16,67% sur les paris sportifs.

Cette déchéance est la plus significative depuis que les États-Unis ont interdit les transactions financières sur les jeux en ligne en 2006.

L’intention du gouvernement allemand d’établir un impôt de 16,67% sur les paris sportifs pourrait devenir réalité en 2012, quand il ouvrira son marché à des entreprises privées.

Selon David Jennings, analyste chez Davy, la société nouvellement constituée reçoit environ 23% de ses recettes pro forma de l’Allemagne, dont la moitié provenant des sports. Bwin et PartyGaming ont fusionné le 31 mars, afin d’entrer sur les marchés européens qui réglementent les jeux en ligne.

« Il est clair que les propositions sont beaucoup plus sévères et restrictives que les opérateurs ont espéré », opine l’analyste Nick Batram.

Quant à la réaction officielle de la société, on a pu entendre une opinion assez optimiste: « Il y a encore un long chemin à parcourir, et nous sommes confiants que l’Allemagne se conformera finalement au droit communautaire et mettra en oeuvre un régime de licences commercialement viable », a déclaré John Shepherd, un porte-parole de bwin.party, dans un appel téléphonique.

Trois raisons de reconnaissance pour les joueurs américains

29 novembre 2010 par corinne

Ière partie:

L’industrie du jeu aux Etats-Unis a eu ses points hauts et bas au cours de la dernière décennie. La décision brutale prise par le gouvernement fédéral et les mesures draconiennes à l’encontre des opérateurs de jeux en ligne ont certes marqué les dernières années. Les Américains parient toujours en ligne, mais sur des sites basés à l’étranger. La vérité est que, outre l’état de Washington, il n’y a pas de réglementation précise qui interdise aux Américains de parier en ligne ou à l’étranger.

Cependant, il existe quelques raisons pour lesquelles les Américains devraient être reconnaissants à l’occasion de l’Action de Grâce.  Les voilà:

1. Les actions de Barney Frank

Dès la première fois que Jon Kyl a présenté le projet de la loi interdisant des jeux en ligne dans les années 1990, Barney Frank a défendu les droits des joueurs. Le premier commentaire de Frank à ce sujet a été: « Si un adulte dans ce pays, avec son propre argent, veut s’engager dans une activité qui ne nuit à personne, comment oserions-nous de l’empêcher? »

C’est précisément ce que les joueurs ont toujours dit. Mais les fanatiques anti-jeu qui n’ont pas tardé à riposter, ont le sentiment que les Américains ne sont probablement pas assez intelligents pour savoir ce qui est bon pour eux.

Heureusement pour les parieurs, Barney Frank a été là non seulement pour s’opposer aux adversaires du jeu libre, mais aussi pour essayer d’adopter un projet de loi différent qui rende l’activité légale. En outre, il a contribué à convaincre les autres d’appuyer les droits des joueurs et n’a reculé point à la suite de la pression publique. Les propositions de Frank ont effectivement une chance d’être passées dans le Congrès. Par ailleurs, il a toujours été prêt à discuter ouvertement de la question et n’a jamais été préoccupé par les possibles conséquences politiques sur sa personne. Barney Frank a vraiment été un porte-parole idéal pour l’industrie et les joueurs américains doivent en être reconnaissants.

28 novembre 2010 par corinne

IIème partie:

2. Les groupes de pression pro-jeu

Dès le jour que l’adoption de la loi anti-jeu est devenue certitude, on a vu naître l’Alliance des Joueurs de Poker (Poker Player Alliance). Certes, ce groupe est formé autour du poker, mais il a joué un rôle à faire avancer les projets de loi anti-UIGEA. Le groupe compte plus de 1 million de membres et il est en plein développement.

Aussi importante que la PPA, l’iMEGA a été une bénédiction pour les joueurs. Le groupe, fondé par Joe Brennan Jr., a été formé dans le but de renverser l’UIGEA. L’organisme est prêt à s’attaquer à toute loi qui met en question la liberté de l’Internet, mais jusqu’ici il a agi seulement dans le domaine des jeux de hasard.
D’autres organisations de lobbying comme la RGA (Remote Gambling Association) en Europe, Interactive Gaming Council, American Gaming Association, ainsi que de divers groupes de pression locaux sont tous importants et garantissent que les droits des joueurs seront toujours représentés. Si ces groupes avaient existé dès le début, les lois comme UIGEA n’auraient peut-être jamais été mises en oeuvre. De toute façon, les joueurs et les opérateurs devraient être reconnaissants pour tous ces lobbyistes du jeu.

3. La liberté de parier

La dernière chose pour laquelle les Américains doivent être reconnaissants au jour de l’Action de grâce est la liberté dont ils disposent. Evidemment, il serait mieux si les Américains avaient la liberté de jouer comme ils le font au Royaume-Uni, mais la plupart des pays ont imposé des restrictions plus dures sur les jeux. En fait, dans de nombreux pays démocratiques, le jeu dans les casinos terrestres est très limité. Au Japon, par exemple, tout pari à l’exception des courses hippiques et des courses automobiles, est illégal, étant passible d’une peine de prison. En Australie, les paris sportifs sont légaux, mais les autres formes de jeu sont interdites. A Hong Kong, les paris sur autre chose que les courses de chevaux sont interdits. De nombreux pays dans les Caraibes et en Amérique du Sud sont heureux de fournir des services de jeu en ligne à l’étranger, mais interdisent à leurs citoyens d’en bénéficier. Même des pays comme le Canada, la Grèce et le foyer du libéralisme – les Pays-Bas – ont adopté des lois pour limiter le jeu libre.

Quant aux pays non démocratiques, en Chine, les parieurs sont passibles d’une peine d’emprisonnement sévère et à un moment donné de l’histoire, les paris étaient punis de mort. De même, jouer dans les pays arabes peut entraîner une peine d’emprisonnement dure.

Jouer sur les sites basés à l’étranger et obtenir le paiement des gains est, sans doute, difficile. Certains des sites prestigieux, comme Betfair ou Party Poker, n’opèrent pas aux Etats-Unis, mais si un citoyen américain veut jouer, il peut le faire. Même dans l’Etat de Washington, il n’y a eu aucun cas d’emprisonnement pour une telle raison.

Avant l’Internet, les seules options de jeu pour les Américains étaient les courses de chevaux, les loteries, les voyages à Las Vegas et Atlantic City et les bookmakers obscurs qui étaient vraiment illégaux. Au moins aujourd’hui, les Américains peuvent être reconnaissants qu’ils ont des options réelles.